C'est vrai que c'est facile de prendre du recul surtout quand t'as les pieds dedans,
Avant de crever, ma vie je la croque à pleines dents.
C'est triste, peut être, ouais, mais je suis en plein dedans,
J'ai pas le temps de penser, de fonctionner de facon sensée.
De toutes facons, toi même tu sais qu' ici c'est comme ca,
Que ca donne ca, que vingt ans de tunnel ca aide pas, mais t'inquiètes pas.
Quitte à sortir les griffes et le greffoir,
Pour greffer ca dans la tête de ceux qui se mettent en face, maintenant t'es briffé.
J'ai plus d'états d'âmes comme des tas d'hommes ici,
Et comme dirait Saddam: "C'est pas moi qui ferais le commis."
Si aujourd'hui c'est vrai que des tas de gosses perdent le controle,
C'est que dans votre film, peur eux y'a pas de rôles précis,
Pas de places assises, pas de chance, pas de but précis, pas de sens.
Ca sent l'essence trop tot, sombre adolescence prévue, privé de rêves trop tot brisés,
Grisés par le cash tant prisé en ces temps de crise, survie oblige.

L'éducation, parlons en.
Celle de l'enfance est primordiale,
Même pas 11 ans et sur sa gueule, l'état a déja inscrit "vandale".
Je crie scandale, à croire qu'ils veulent bien que nos petits s'emballent la nuit,
Puis s'en battent de la vie et plus tard sombrent comme des tas d'amis: dans l'ombre.
Là ou si t'as pas acquis le respect, tu tombes,
Tu longes les innombrables vallées mortelles du monde.
Succombes au vice du sheltan, société de consommation,
Venue chez toi sans sommation, Ray Ban porteur sans vocation précise.
T'es fou, maintenant ca joue plus, des gamins tout sec aiguisent leur lame,
Et dégomment des bonhommes joufflus, crament des coups fumant de câme,
Shit et autres subastance à des grands, leur laissant au pire
Quelques grammes dans du ansse.
Dans les poches des mioches, y'a plus de bonbons, y'a que bédos,
Bibine dans leur bouche, y'a plus que zonzon, crime, passion, films d'action,
Piscine, pavillon, mini Mesrine, nation qui assassine sans dire pardon, Zoxea…

Contrôle, mets pour tous les jeunes qui ont perdu le contrôle.

Parfois on perd le controle, lorsque la bouteille on se frotte contre elle,
Le coma on frôle, à croire que c'est avec la mort qu'on traine,
Et on draine d'autres mauvaises graines cramées.
On traine la nuit, on freine l'ami qui rêve de ne pas finir comme nous.
Quand même parfois, on pense arrêter,
Mais comme l'automne est monotone, on repousse tout ca à l'été.
Tous alléchés par les mêmes envies, tous éméchés, assis à se faire chier,
Jeans froissés, à se demander pourquoi tant de haine en ville.

Hier soir encore, le trottoir a saigné, afin de savoir qui va régner,
Hisoire de cailles, embrouilles même pas signées.
C'est vrai que c'est dur d'évoluer l'esprit pollué par ces zones d'ombres,
Ce climat de merde chaque fois qu'un homme tombe.
Pour du cash ici, tout le monde perd le controle, Joue de mieux en mieux son rôle.
Des plus hautes sphères jusque dans mon hall: le vice est devenu vertu.

Contrôle, mets pour tous les jeunes qui ont perdu le contrôle.

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